Renseignements reçus de Monique Vouligny Desmarais

 

Abram-Abraham*-Démarets-Desmarets-Desmarès-Desmarets- Desmarais

 

*Abram. Abraham nom hébreu, signifie « père d'une multitude de nations » (*Genèse, XV 1 1, 5).

 

Desmarets

famille des Trois-Rivières dont les branches se sont fîxées au cap de la Madeleine, à Batiscan, au sud du fleuve et à Saint-François-du-Lac.

 

La famille Abraham avait pris le surnom de Desmarets. Peut-être y a-t-il encore à Saint- Francois des Desmarais qui sont des Abraham, et qui descendent de Desmarets propriétaire du terrain ici mentionné.(I)

 

Desmarais (surnom que la descendance gardera pour remplacer le nom d'origine d'Abraham.)

 

Desmarais (Génération 1)

 

Le recensement de 1681 Saînt-François comptait sept ménages et huit colons non mariés, formant une population de 51 âmes répartie comme suit:

6 hommes mariés,

6 femmes mariées,

25 garcons ou célibataires et

14 filles ou femmes non mariées

 

 

Famille 1 : Jean Crevier;     Famille 2: Philippe Laurent 42 ans.

Famille 3: René Abraham, n. en 1645 au Poitou en France, fils de Jean et de Jeanne Brassarde. originaire de Grondines, 36 ans (Desmarets). 1 fusil, 7 arpents de terre en valeur. René, son fils, 3 ans.

Famille 5 : Pierre Forcier , 8 arpents de terre *voir plus bas.

 

« C'est Pierre Abraham dit Desmarais, fils de René Abraham et de sa seconde femme Marguerite Gîrard, que nous connaissons déjà par le recensement de 1681.

(1) D'après une Délibération dont les Sauvages ont conservé des fragments, me dit le juge Gill, les Jésuites avaient, une fois, décidé d'ajouter à la Réserve des Sauvages la terre de « Desmarès » à l'île à la Laye.(Ail). Elle porte ce nom à cause de sa forme. M. Henri Vassal et le juge Gill pensent que cette terre des Desmarets est cette partie actuelle de la Réserve des Sauvages qui se trouve en face de la propriété de Gill lui-même à Pierreville.

(1)         Histoire de Saint-François-du-Lac par Benjamin Sulte 1886

 

Autres:

La première famille Desmarais à venir se fixer à Verchères s,'établit vers 1715 dans la plus grande des îles, soit l'île Bouchard située vis-à-vis la paroisse Saint-Sulpice

Une rue à Verchères, Québec, porte le nom Desmarais

Les Autobus Desmarais qui font la navette entre Verchères et Montréal ont comme propriétaire Joseph Odilon Desmarais fils de Timothée Desmarais Ces familles oeuvrent depuis longtemps dans le développement de Verchères soit par l'agriculture, la fabrication de chaloupes ou encore le transport.

 

 

L'histoire de René Abraham

 

René Abraham, premier ancêtre au pays, Nouvelle France, et celui des familles: Abraham, Courville, Desmarets et Desmarais,

 

René Abraham était originaire de Secondigné, village agricole traversé par la petite rivière Belle, près de Niort, autrefois de la province du Poitou. Cette commune fait actuellement partie du département des Deux‑Sèvres en France et se nomme Sécondignay‑sur‑Belle.

 

Le nom de René « Abraham », est de consonance juive mais son prénom ne lest pas et pour entrer en Nouvelle‑France, il fallait être catholique. René Abraham émigra de France au Canada dans les dernières années du XVIIièrne siècle.

 

Son mariage :

 

La première trace que nous trouvons de René Abraham au pays, c'est son contrat de mariage, en communauté de biens, passé devant le notaire Ameau des Trois‑Rivières, A la date du 15 novembre 1671 avec Jeanne Blondeau, Fille du Roi, et fille de Jean et de Jacqueline Morin, arrivée avec le groupe de. 1671.

 

Si Jeanne était comme les autres arrivées, *elle apportait des biens estimés à 300 livres et un don du Roi de 50 livres. Contrat notaire D Normandin (O8/WO8/1714)

 

Le lendemain, 16 novembre 1671, le mariage fut béni par le père Claude Moureau, récollet, curé. des Trois‑Rivières.

 

On le dit originaire de Grondines

 

Son métier

Premier endroit

 

Entre 1670 et 1673, René Abraham est d'abord censitaire du seigneur Arnold Laubia qui faisait partie du Régiment de Carignan avec mission de terminer la guerre iroquoise pour permettre la réalisation du développement de la colonie.

 

Laubia, n'était pas un administrateur efficace et il ne supportait pas us colons et le défrichement fut lent donc plusieurs colons quittèrent alors leur terre de Nicolet(seigneurie Cressé). René Abraham reçut une concession de Laubia le 20 février 1674.

 

C'est à cet endroit sur une terre de trois arpents sur la rivière sur quarante arpents de profondeur qu'il s'installa. Il doit payer une rente annuelle à, la Saint‑Martin, le 11 novembre de chaque année et à perpétuité.

 

Cette rente lui demande un sol tournois pour chaque arpent de terre ou de bois et d'un bon chapon vif pour chaque arpent de devanture d'icelle ou trente sols en argent, plus neuf deniers de cens pour toute la concession.

 

Ce contrat stipule en plus que René souffre et entretienne un chemin Royal sur sa concession pour l'utilité publique. Les chemins longeaient les voies d'eau et les colons devaient donc y contribuer. Il devait aussi faire moudre son grain au moulin banal, lorsqu'il serait construit. C'était une façon de prélever une taxe.

 

A cette époque, les colons devaient contribuer à la plantation d'un mai, c'est‑à‑dire une épinette de quarante pieds de haut devant la porte de la maison seigneuriale. C'était une façon de rendre hommage au seigneur le 1er niai de chaque année, soit le jour de la Saint‑Jacques et Saint‑Philippe. Cet événement donnait lieu à une réjouissance et on arrosait le tout de boissons alcoolisées.

 

 

Profitant du passage du huissier royal, le même jour, les deux parties font un arrêté de comptes et font rédiger un deuxième contrat des dettes de René Abraham/Desmarais

 

25 minots de blé pour bail de la ferme (1677) ...........................

25 minots de blé pour bail de la ferme (1678).…………………165 livres

Bail d'une vache (1677) ................................................................

Bail d'une vache (1678)....................................................................................... 36 livres

Crédit parce que la vache n'était pas fécondée ……………6 livres cr

25 minots de blé pour bail de la. ferme à l'époque Berry

(payable 10 minots au printemps 1680 et 15 minots au printemps 1681) ...........................

Crédit pour les rentes seigneuriales À payer au seigneur Crevier (St‑François) 21 livres cr

Crédit pour somme due au seigneur Crevier pour avoir payé

À un nommé La Garenne pour la réparation de bâtiments             ……………... 20 livres cr

Crédit pour avoir défriché 4 arpents 1/8 de bois ………………………….... 165 livres cr

Crédit pour neuf jours de travail pour aller chercher les boeufs à Trois‑Rivières

avec un employé ………………………………………………………..7 livres 10 sols cr

Achat de la vache de feu Berry  ……………………………………….   48 livres 10 sols

Balance due au sieur Petit ............................................................................................................ 30 livres.

Ce paiement sera effectif le 11 novembre 1680.

 

A la suite de cette lecture, on peut se rendre compte que la vie est pénible et les tâches sont

dures.

 

Il est maintenant veuf avec 3 jeunes enfants dont le dernier a 2 ans.

 

*Les autres fils ne sont pas mentionnés parce qu'Arnold est décédé et J.B. n'était pas à la maison au moment du recensement, probablement qu'il était gardé ailleurs puisqu'il n'avait plus de femme dans cette maison.*

 

Le 7 octobre 1681, il verse à Françoise Lepellé la somme de 250 livres en paiement sur un montant de 325 livres pour une partie du paiement de la vente d'une habitation sise en la seigneurie de Saint‑François.(gr.Ameau) La somme est acquitté comme suit: 6 louis d'or 40 pièces de huit piastres d'Espagne 1 louis de quarante sols. La somme est payable dans deux ans de ce jour.

 

On ne fait pas mention de la localisation précise de cette terre ni des voisins qui pourraient nous donner quelques indications.

 

En 1684, il fait une transaction avec un maître‑charpentier; ils échangent un arpent de terre de

front pour la commodité de la chose et en plus René Abraham vend une autre terre de deux

arpents de front. Le charpentier s'acquitte du paiement de 113 livres et 6 sols comme suit :

                                          35 livres en argent payable le 22 juillet et le reste en travaux et ouvrage de

                                          charpentierie au cours des deux années qui suivent.

                                          Chaque arpent de terre porte une rente de 20 sois et d'un demi‑chapon vif,

                                          ainsi que des cens de 1 denier payable au seigneur chaque année en sa

                                          maison à la Saint-Martin. Notaire Adhamar)

 

 

Cette même journée René Abraham se fait concéder par le seigneur Crevier, une seconde terre de six arpents de front sur la rivière sur toute la largeur de l'île Saint‑Jean.

 

Le 18 mai 1690 son voisin, Pierre Forcier, est tué par l'es Iroquois; René Abraham a été chanceux de ne pas y laisser sa peau.

 

Le 30 novembre 1690, René Abraham /Desmarais, veuf depuis 10 ans, épousa la veuve Marguerite Girard, mère de 4 enfants, en présence du seigneur Crevier et de Jouïel l'armurier, père de sa future belle‑fille.

 

Marguerite Girard était aussi une Fille du Roi, venue au Canada en 1673, pour marier un colon.

 

Lors de son mariage, il est dit être de Grondines

A ce deuxième mariage le seigneur Crevier était présent.

 

Ce fut un mariage d'amour et de raison puisque la veuve n'a pas fait la période de veuvage habituelle d'un an. Le couple se connaissait bien puisque l'enfant, Pierre, naît le 10 mai 169 1. C'est lui qui continuera la lignée des Desmarais

 

Marguerite a été hospitalisée à Québec en 1695. Rare était à l'époque qu'une femme soit 4 ans sans avoir d'enfants.

 

Marguerite Girard cède la moitié de la concession dont elle a hérité au décès de son premier mari ... Forcier. C'est à son fils Joseph Forcier, maintenant âgé de 24 ans qu'elle vend.

 

Joseph Forcier acquiert donc un arpent et demi sur quarante pour ajouter à sa part reçue en héritage.

 

C'est Pierre 1 qui prendra la relève des Abraham/Desmarais puisque Jean‑Baptiste prendra le nom de Courville, comme on l'a déjà mentionné. Les documents du contrat de mariage de René et Marguerite ont été perdus et que Marguerite pourrait se trouver dans l'embarras advenant le décès de René. C’est pourquoi il se retrouva chez le notaire Normandin pour accorder à Marguerite la jouissance de la terre, sa vie durant, à la condition de subvenir aux besoins de leurs enfants jusqu'à leur maturité.

 

Au décès de René, les enfants pourraient se partager la terre, en excluant toutefois les enfants du premier mariage de Marguerite qui sont : les Forcier.

 

Ce contrat fut signé le 7 mars 1706.

 

Les Desmarais amenaient leurs animaux paître sur l'île de la Commune à la nage pour profiter d'un avantage qu'avait donné le seigneur à la condition de construire une clôture pour garder les animaux hors des champs de grains du seigneur et de la garder en bon était pendant cinq ans.

 

Pierre, leur fils, se marie et habitera avec ses parents et « ils seront communs de tout ce qu'ils feront ensemble pendant le dit temps. »

 

Lorsqu'il partira pour demeurer en son particulier, il (René) lui donnera deux arpents de terre de front sur toute la profondeur de la terre en compte de sa succession future, qui pourra revenir un jour au dit Pierre Abraham.

 

René prépare un document à titre d'estimateur des biens de Dame Charlotte Giguère, veuve d'Antoine Deplanyol(Plamiol). René paraît avoir acquis la confiance de ceux de son village, et spécialement de la petite bourgeoisie, puisqu' Antoine Planiol avait été commandant du Fort Saint‑François.

 

 

Ici il faut mentionner que les Desmarais habitaient l'Ile Saint‑Jean depuis 36 ans. Notre colon, René, y possédait, en 1681, sept arpents en valeur.

 

Il reçut une autre concession de Jean Crevier, le 28 février 1684 (gr.Adhémar). Bien qu'adonné à la culture, notre colon fit longtemps la traite dans les pays d'en haut comme en témoignent des transactions avec les Sieurs Catignon et Charon de la Barre(gr. Basset, 1 août 1688).

 

Un acte d'Adhémar, de 1695, le qualifie voyageur ». Le 18 février 1716 (gr.Lepallieur), il était absent de la colonie, et on ne sait quand il mourut.

 

En 1714, René décide d'abandonner la terre, non pas à Pierre qui a décidé de vivre en son particuler, mais à Jean‑Baptiste 1 le second fils.

 

Il s'agit d'un acte de donation plus complexe que d'habitude. Pierre veut bien consentir au changement, pourvu que son père, René, lui donne une parcelle de terre de un tiers d'arpent de front sur la longueur de la terre, joignant les deux arpents qui lui furent donnés par contrat de mariage.

 

Jean‑Baptiste 1 reçoit le reste de la terre avec les bâtiments, les meubles, les animaux, mais il devra en retour, nourrir et entretenir ses vieux parents.

 

La clause la plus originale est celle qui accorde l'usufruit de deux bœufs et d'une charrue pour les labours, semences et récoltes »pour une période de cinq ans : sans préférence l'un à l' , mais seulement ‑celui des deux qui aura sa terre plus parée à semer, se servira des deux bœufs et chacun pour faire ses semences et travaux les plus parés d'entre eux... »

 

Jean‑Baptiste vivra à St‑François‑du‑Lac jusqu'à vers 1720 puis déménagera avec sa famille à Montréal..

 

Nous n'avons pas retracé les actes sépulture de René ni de Marguerite.

 

Le dernier contrat qui les concerne et que nous avons relevé date de 1714, dont il avait 69 ans et elle 65 ans.

 

Un descendant de René et Marguerite est toujours propriétaire des lots dans l'ne Saint‑Jean. Les lots #73‑#78‑# 1038 depuis 1884.

 

(1) D'après une Délibération dont les Sauvages ont conservé des fragments, me dit le juge Gill les Jésuites avaient, une fois, décidé d'ajouter à la Réserve des Sauvages la‑terre‑de «Desmarès» à l'île à la Laye. M. Henri Vassal et le juge Gill pensent que cette terre des Desmarets est cette partie actuelle ‑de la Réserve des Sauvages qui ‑se trouve en face de la propriété de Gill lui‑même à Pierreville.

 

(1) Histoire de Saint‑François‑du‑Lac par Benjamin Sulte 1886

 

Puis il vint s'établir à Saint‑François sur l'île St‑Jean *,en 1678 au plus tard, où il fit baptisé ses trois fils.

 

.(1) Institut Drouin Vol.3 p. 1353

 

Le seigneur Crevier lui avait promis une paire de bœufs pour cultiver sa terre et comme le seigneur n'exécutait pas sa promesse, René partit chercher sa paire de bœufs aux Trois-Rivières et revient à St‑François du Lac en traversant le fleuve sur la glace.

 

Sa deuxième épouse avait vécu l'épreuve de perdre son mari tué le 18 mai 1690 par les Iroquois, elle avait 3 enfants(Forcier) : Joseph 5 ans, Marie 3 ans et Pierre 1 an.

 

En 1690 Abraham faisait partie des braves patriotes qui se battirent sous le commandement de l’abbé Francheville.

Voir l'histoire de la Rivière‑Ouelle p. 1855 Institut Drouin Tome 111

 

ABRAHAM,5 René, dit Desmarets, fils de feu Jean et de Jeanne Brassard. natif de Secondignay, près de Niort, en Poitou (Secondigné, Deux‑Sèvres, arr. Melle), passa son contrat de mariage (gr. Ameau) avec Jeanne Blondeau, le 15 novembre 1671. Il était né en 1645, d'après le recensement de 1681 (Suite, Ma. V, 75a). Fixé d'abord à la rivière Cressé (NicoIet). sur une terre de trois arpents sur quarante, Abraham aliéna cette propriété le 10 octobre 1677 en faveur de Jean Baptiste Chouart (gr. Ameau), et en acheta une autre, au prix de 250 livres, en la seigneurie Saint‑François. pour laquelle Françoise Lepellé. veuve de Charles Vauvril de Blason, lui délivra quittance le 7 octobre 1681 (gr. Ameau). Notre colon y possédait, en 1681, sept arpents en valeur. Il reçut une autre concession de Jean Crevier, le 28 février 1684 (gr. Adhémar). Jeanne Blondeau étant morte le 2 novembre 1680, René Abraham convola en secondes noces, à Saint‑François‑du‑Lac le 30 nov 1690, avec Marguerite Girard, veuve de Pierre Forcier, qui lui donna deux enfants. les seuls à perpétuer au Canada la descendance de René Abraham. Bien qu'adonné à la culture, notre colon fit longtemps la traite dans les pays d'en haut comme en témoignent des transactions avec les Sieurs Catignon et Charon de la Barre (gr. Basset 1 août 1688). Un acte d'Adhémar. de 1695, le qualifie « voyageur ». Le 18 février 1716 (gr. Lepallieur). il était absent de la colonie. et on ne sait quand il mourut.

 

Enfants:

 

Du premier lit :

Arnoult. (dit Arnold) ondoyé le 28 janvier 1673 à la rivière Cressé (Nicolet) par Isaac de Rizelle, domestique de M. de Loubia; il reçut les cérémonies du baptême en la maison du seigneur le 31 suivant; parrain et marraine, M. de Loubia. seigneur de Nicolet, et Madeleine Benassis, femme d'Etienne Seigneuret. D'après Léandre Lamontagne, référant à un acte de 1688, Arnoul Abram vivait encore à cette époque.

 

Jean‑Baptiste. b TR 29 juin 1675, voyageur, demeurant à St‑François‑du‑Lac. (SFL), 1695 (gr. A. Adhémar); s SFL 5 janvier 1699.

 

René, dit Courville, b Sorel 22 déc 1678; s SFL 11 août 1703.

 

Du second lit: