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Claude Latour |
Mon ancêtre, René Abraham dit
Desmarais, est le fils de Jean Abraham et de Jeanne Brassard, natif de
Secondigny, près de Niort, en Poitou. Il passe le contrat de mariage (gr.
Ameau) avec Jeanne Blondeau, le 15 novembre 1671. Il est né vers 1645, d'après
le recensement de 1681. Il habite d'abord à la rivière Cressé (Nicolet), sur une
terre de trois arpents sur quarante. Abraham cède cette propriété, le 10
octobre 1677, en faveur de Jean-Baptiste Chouart (gr. Ameau) et en achète une
autre, au prix de 250 livres, en la seigneurie de Saint-François pour laquelle
Françoise Lepellé, veuve de Charles Vauvril de Blason, lui délivre quittance le
7 octobre 1681 (gr. Ameau). Mon ancêtre y possède, en 1681, septs arpents en
valeur. Il reçoit une autre concession de Jean Crevier, le 28 février 1684 (gr.
Adhémar). Son épouse, Jeanne Blondeau, décède le 2 novembre 1680. René Abraham
convole en secondes noces à Saint-François-du-Lac, le 10 novembre 1690, avec
Marguerite Girard, veuve de Pierre Forcier, qui lui donne deux enfants, les
seuls à perpétuer la descendance de René Abraham. Bien qu'adonné à la culture,
notre ancêtre fait longtemps la traite dans les pays d'en haut. Le 18 février
1716 (gr. Lapailleur) il est absent de la colonie et on ne sait quand et où il
décède.
Dans les générations qui suivent,
tout se passe à Saint-François-du-Lac. Pierre Abraham Desmarais, de la deuxième
génération et du second lit, baptisé le 21 mai 1691, épouse le 28 novembre
1711, Marie Josephte Joyelle (Joyal) (gr. Normandin 10 août 1713), il est major
dans la milice. Puis, Joseph Abraham Desmarais épouse le 12 juin 1747,
Geneviève Joliet (Anticosti). C'est à la quatrième génération que le patronyme
devient uniquement Desmarais alors que Jean-Baptiste épouse le 10 octobre 1785,
Marie Pitre. Puis, les générations se suivent: François épouse le 29 octobre
1810, Marguerite Galarneau, Thomas épouse le 2 octobre 1840, Louise Lemire,
Alfred épouse le 12 février 1867, Sophie Crevier, mon grand-père Léon épouse ma
grand-mère Malvina Tessier, le 25 juin 1888. Enfin, mon père Albert Desmarais,
qui est barbier, épouse à Saint-François-du-Lac, le 27 septembre 1921, ma mère
Marguerite Laliberté. Quatre enfants naissent de cette union: Germaine (Gérard
Parenteau), Ernest (Germaine Blais), Jeannette (célibataire) et moi, le
benjamin, René.
Comme mes ancêtres, je suis né,
j'ai étudié à Saint-François-du-Lac, village d'environ 2 000 habitants situé
sur les bords de la rivière Saint-François, près de Nicolet.
Mon premier emploi est stagiaire
chez un artisan horloger bijoutier du village voisin, Pierreville. En 1960,
j'épouse à Saint-Eustache Dorothée Gagnon, (née à Lowell Mass., É.-U.), fille
d'Henri Gagnon et de Dalila Rousseau mais, c'est à Verchères que nous habitons
puis, Montréal en 1961. C'est en 1964 que nous nous établissons définitivement
à Saint-Eustache. Après avoir travaillé à la bijouterie Opéra de Place
Saint-Eustache puis à la bijouterie Roy à Sainte-Thérèse, j'achète, en 1972, la
bijouterie de Lucien Aubin rue Saint-Eustache pour ensuite déménager à la Place
du Chêne et enfin, acheter avec un partenaire la vieille banque située au 102,
rue Saint-Eustache, où je sers la population de la région jusqu'à ma retraite
en 1990.
Pendant tout ce temps, je chante
dans des chorales dont le Choeur de Montréal à l'église Saint-Jean-Baptiste où
nous avons enregistré les Sept paroles du Christ avec Louis Quilicot, André
Turp, Louise Duchesneau, puis le Choeur Deux-Montagnes avec Guy Huard. Que de
beaux souvenirs!
Nos enfants: Louise (Marc
Sanscartier), Paul (célibataire) et Chantale (Jean-François Dorais).
Source: Saint-François-du-Lac
(1673-1998) et René Desmarais
Claude Latour,
Société de généalogie de Saint-Eustache
103, rue de Bellefeuille,
S aint-Eustache (Qué.) J7R
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