Gamelin. Chateauvieux
L ‘été du 11 août 1960, au matin, il y avait un épais brouillard qui couvrait le lac St-Pierre. On dut attendre qu’il se fût dissipé. Partis entre 11 heures et midi, les rameurs atteignaient, vers 2 heures, l’entrée de la rivière St-François et s’arrêtaient à un quart de mille en amont. Le commandant Agnew devait envoyer un drapeau blanc au capitaine de milice (Antoine Gamelin) pour sommer la paroisse de se rendre. Mais s’étant rendu un peu plus avant pour reconnaître les lieux, il aperçut des soldats français qui se montraient à la lisière d’un bois épais. Comme ils paraissaient nombreux il craignait de leur part une tentative pour lui couper les communications? Il décida alors de s’en tenir à l’ordre du général, qui voulant avec précaution pour assurer le succès de la campagne, lui avait enjoint de ne pas tenter de descente là ou il lui semblerait y avoir des troupes. A 6 heures, le vent étant favorable, la flotte leva l’encre, et après avoir vogué pendant 3 heures, s’arrêta de nouveau pour la nuit. Le 10-02-1763, le jour même de la signature du traité de Paris, qui cédait le Canada à l’Angleterre, sur les représentations du plénipotentiaire anglais, M. de Choisaul signa au nom du roi de France une déclaration pour laquelle Sa Majesté s’engageait à payer exactement les billets et lettres (Les Gouverneurs de Trois-Rivières, de Québec et Montréal reçurent des instructions le 9 décembre 1763 et ils ordonnèrent le 11 mars 1764 à tous leurs sujets de donner immédiatement un état fidèle des lettres de change, billets d’ordonnance, monnaie de cartes et certificats qu’ils possédaient, en y indiquant les moyens par lequel ils les avaient acquis.
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Noms |
Lettres de change |
Billets d’ordonnance |
Monnaie de carte |
Certificats |
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J.Baptiste Crevier |
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181-10 |
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Crevier Descheneaux Marchand |
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1729-10 |
76-2-6 |
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Antoine Châteauvieux |
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979 |
519 |
300 |
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Abraham Desmarais |
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177 |
63-15 |
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Un état général des bordereaux du ministère fut envoyé en Angleterre et transmis pour les représentants du ministère anglais. Les négociations furent difficiles. Finalement, le roi de France décida de payer les lettres de change d’avant le 15 octobre 1759 et celles de 1760 qui avaient soldé les fournitures de l’armée. Sur le reste il ne consentit à rembourser que la moitié des lettres de change et le quart des ordonnances. Les Canadiens y perdirent des millions. Beaucoup de nos familles nobles s’effondrèrent dans la pauvreté, quelques-uns dans la misère, et ne purent s’en relever.
Samuel mourut vers 1758 et James est décédé 1728.
1ier mariage : Samuel Gill, décédé vers 1758, et Mlle James, décédée vers 1738, ont du se marier vers 1715 sont les parents de Joseph-Louis Gill. Joseph-Louis s’était marié vers 1740, avec la fille du grand chef Abenakis, Marie-Jeanne abénakis dont il avait eu 2 enfants, Antoine et Xavier, peut-être un troisième, le Sabatis (Jean-Baptiste en français ). Ce dernier jeune dont parle Mme Johnson l’avait prise en amitié et l’accompagnait dans ses courses au village et pour traire les vaches.
Antoine s’était épris un jour de la fille du capi6taine Antoine Gamelin dit Chateauvieux. Elle s’appelait Suzanne G. et il se marièrent le 2 novembre 1763.
Ils ont 6 garçons et 2 filles :
1 er : Antoine-Marie (baptisé le 8 avril 1764).
2 ième : Catherine
3 ième : Suzanne
4 ième : Augustin
5 ième : Thomas
6 ième : Simon
7 ième : Joseph
8 ième : Louis
En 1731, on entreprit de construire une nouvelle église en pierre, sur le même terrain donné, en 1717 par le seigneur Joseph Crevier et son épouse Marie-Angélique Le Boulanger. En démolissant les murs de cette église vers 1850-1854, M. Louis Caya découvrit une plaque de plomb ronde de 6 pouces de diamètre et d’une à deux lignes d’épaisseur, portant une inscription où se lisent la date de 1731 et les noms du missionnaire, du curé, des seigneurs, coseigneurs et de quelques habitants.
Voici la liste, 1731, posée par le Révérend Père Aubery
de la compagnie de Jésus, missionnaires des sauvages abenakis et sokokis.
Jean-Baptiste Dugast, curé du lieu.
Assistants: les sieurs Joseph Crevier, seigneur du dit lieu. et les sieurs J. Baptiste Crevier, Pierre Babie, François Babie, J. Baptiste Jutras, Joseph Hertel, Le sieur Jacques Gamelin, Pierre Bibaud, Nicolas Cartier, Louis Véronneau, Pierre Couturier, François Lauzière, Antoine Gamelin, Guillaume Cartier, Michel Morin, Jean Caillé, François Rochefort et Julien Perreau.
A l’été de 1696, on savait que le seigneur Jean Crevier était mort. Par un contrat passé devant le notaire Ameau des Trois-Rivières, le 5 juillet 1696, Joseph Crevier, deuxième seigneur « faisant tant pour lui que pour demoiselle Marguerite Hertel la mère, veuve de sieur Jean Crevier vivant seigneur de St-Francois.» concéda une terre à Pierre Gamelin dit Chateauvieux. Mais cette terre est redevenu la propriété des Crevier un peu plus tard.
L’aveu et le dénombrement indique, pour le seigneur et ses censitaires, l’étendue et l’état de leurs terres et le nombre de leurs bâtisses.
« Le long du chenal
tardif »
Pierre Gamelin: 4 arpents de front sur 15 de profondeur; point de bâtisse; 1 arpent de terre labourable.
«Dans l’île St-Joseph»
Jacques Gamelin: 8 arpents de front sur 4 de profondeur; maison, étable; 3 arpents de terre labourable.
Le long de la rivière St-François, coté gauche « Petit
Chenal ».
Pierre Gamelin: 10 arpents de front sur 40 de profondeur; maison, grange, étable, 6 arpents de terre labourable.
Pendant que les travaux de l’intérieur de l’église était en cours, il se produisit un curieux incident à propos du banc du Capitaine de milice. On sait qu’autrefois dans les campagnes, la milice locale était commandée par un Capitaine, le Capitaine de la côte comme on l’appelait, assisté d’un lieutenant et d’un enseigne. A défaut de huissier, c’est à cet officier qu’était confié l’exécution des ordonnances des gouverneurs et des intendants. Il ne recevait aucun appointements, mais en revanche, on lui réservait certains honneurs à l’église. Par un règlement en date du 27 avril 1716, le Roi avait décidé que le pain bénit serait présenté au Capitaine de la pâte immédiatement après le seigneur
Le Capitaine avait le banc le plus honorable après celui du seigneur et avant ceux des coseigneurs, à condition de payer une rente annuelle égale à la plus forte rente versée pour un banc de la même église. Ainsi en avait-t- il à été à St-Francois pour le capitaine Pierre Gamelin dit Châteauvieux.
Il y avait un moulin qui était bâti à 10 arpents en haut de l’embouchure de la Rivière aux vaches, au bas de la propriété de Louis Gamelin (fils) On en voyait encore les ruines il y a des années. Ce moulin appartenait à Mme de Montenach; elle était la seigneuresse de Pierreville.
(Renseignements pris dans le livre)
Histoire de St-François-du-Lac écrit par Thomas M. Charland O.P.
Imprimater Alexandre Vachon
Archevêque à Ottawa (29-05-1942)
Collège Dominicain
95 Avenue Empress
Ottawa 1942
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